Courant du XXᵉ siècle (surtout Sartre, Simone de Beauvoir, Camus) fondé sur une formule : « l’existence précède l’essence ».
⭐ La thèse fondatrice. Un objet fabriqué (un couteau) a une essence (sa fonction) AVANT d’exister. L’homme, lui, EXISTE d’abord, puis se définit par ses actes. 🔑 Il n’y a pas de « nature humaine » donnée, pas de plan divin : l’homme est « condamné à être libre », il se crée par ses choix et en est totalement responsable.
⭐ Les affects clés. L’angoisse (le vertige de la liberté totale, sans guide) ; la mauvaise foi (se mentir en se prétendant déterminé — « je n’avais pas le choix » — pour fuir sa responsabilité) ; l’engagement (puisque je me choisis, je choisis une image de l’homme). Camus en tire l’absurde : chercher un sens dans un monde qui n’en offre pas, et vivre quand même (Sisyphe heureux).
⚠️ Esprit critique. (1) La liberté « absolue » est contestée : les structures sociales (Bourdieu), l’inconscient (Freud), la biologie limitent nos choix bien plus que Sartre ne l’admet. 🔑 (2) Beauvoir corrige Sartre : ma liberté n’a de sens qu’avec celle des autres. (3) L’existentialisme a pu virer au culte de l’« authenticité » individuelle, récupérable par l’individualisme consumériste. Reste une intuition puissante et responsabilisante : refuser les excuses, assumer que l’on est ce que l’on fait.
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