Platon (Ménon) → Peut-on chercher ce qu’on ne connaît pas ?
L’essentiel
Dans le Ménon, Ménon pose une objection redoutable : on ne peut rien chercher. Car soit on sait déjà ce qu’on cherche (inutile de chercher), soit on l’ignore — et alors on ne saurait ni quoi chercher, ni reconnaître qu’on l’a trouvé. La recherche serait impossible dans les deux cas.
La réponse de Platon
- La sortie du paradoxe est la réminiscence : on cherche ce qu’on a oublié. On ne part ni du savoir total ni de l’ignorance totale, mais d’un savoir latent à réveiller (démonstration de l’esclave géomètre).
- Le paradoxe force donc à repenser ce qu’est apprendre.
Portée
- Problème toujours vif en épistémologie et en sciences cognitives : comment reconnaître une solution qu’on ne connaissait pas ? (le « problème de la recherche »).
À retenir
Le paradoxe du Ménon : on ne peut chercher ni ce qu’on sait (déjà connu) ni ce qu’on ignore (on ne saurait le reconnaître) — donc chercher serait impossible. Platon en sort par la réminiscence : on cherche ce qu’on a oublié. Un classique de l’épistémologie.
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