Penser la crise écologique non comme un problème technique, mais comme un projet de société.
⭐ L’essentiel. L’écologie politique érige la question environnementale en projet politique global : elle lie crise climatique, épuisement des ressources, modèle de production et justice sociale. Elle conteste le productivisme partagé par le capitalisme et le socialisme classique. En France, elle s’incarne dans les partis Verts / EELV ; le philosophe André Gorz en est une figure fondatrice (Écologie et politique).
🔑 Courants. La décroissance prône la réduction volontaire de la production et de la consommation, contre la croissance verte qui parie sur les technologies et le découplage. L’écologie sociale de Murray Bookchin relie domination de la nature et domination sociale. La deep ecology (Arne Næss) défend une valeur intrinsèque du vivant, au-delà de l’utilité humaine.
⚠️ Esprit critique. (1) Tension interne entre écologie réformiste (accords, marché carbone) et écologie radicale (rupture avec la croissance). 🔑 (2) Accusation de « punition » ou de déclinisme, opposée à l’idée que la transition crée des emplois et du bien-être. (3) La deep ecology est parfois taxée de « misanthropie » quand elle relativise l’humain. (Cf. La Social-Démocratie.)