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Néolibéralisme et Colloque de Lippmann

Politique → Libéralisme économique → XXe siècle — Le néolibéralisme, né du Colloque Walter Lippmann (1938), est un libéralisme refondé : ni laissez-faire pur ni interventionnisme, mais un cadre…

Politique → Libéralisme économique → XXe siècle


Thèse principale Le néolibéralisme, né du Colloque Walter Lippmann (1938), est un libéralisme refondé : ni laissez-faire pur ni interventionnisme, mais un cadre institutionnel fort garantissant la libre concurrence. En pratique, il a abouti à privatiser les profits et socialiser les pertes.

Argument Après la crise de 1929, le libéralisme classique est discrédité. Hayek, Mises, et leurs collègues cherchent à le refonder : l’État doit garantir le cadre de la concurrence, pas diriger l’économie. Ce programme, porté par Reagan et Thatcher, a en réalité favorisé la formation de monopoles — contradiction avec les principes affichés.

Explication

Le Colloque Walter Lippmann (Paris, 1938)

  • Organisé par Louis Rougier, avec Friedrich Hayek, Ludwig von Mises, Jacques Rueff
  • Question : comment sauver le libéralisme face aux crises du capitalisme et à la montée des idéologies collectivistes ?
  • Réponse : ni laissez-faire absolu, ni interventionnisme → un “nouveau libéralisme” avec marché central + cadre institutionnel solide

Principes fondateurs

  • État garant de la libre concurrence, pas interventionniste au-delà
  • Responsabilité individuelle et libertés individuelles comme piliers
  • Importance des mécanismes de prix
  • Défense des droits de propriété comme socle de la liberté économique

Héritage et mise en œuvre

  • 1947 : Hayek fonde la Société du Mont-Pèlerin
  • 1979-1980 : Thatcher et Reagan appliquent le programme néolibéral → dérégulation, privatisations, affaiblissement des syndicats

La contradiction fondamentale Adam Smith voulait la concurrence libre et non faussée. Mais le capitalisme crée des géants qui veulent des monopoles. Le néolibéralisme réel :

  • Privatise les profits, socialise les pertes (bailouts de 2008, quantitative easing)
  • Crée des Big Tech quasi-monopolistiques (Google, Amazon, Apple, Facebook, Microsoft)
  • Rachète les startups concurrentes plutôt que de leur permettre de grandir

→ On n’est plus dans le capitalisme de marché, mais dans un capitalisme d’oligopoles protégés.

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