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Le Déterminisme social

Sommes-nous les auteurs de nos trajectoires, ou les héritiers de notre milieu ? ⭐ L'idée forte. Le déterminisme social affirme que les trajectoires individuelles sont largement façonnées par des…

Sommes-nous les auteurs de nos trajectoires, ou les héritiers de notre milieu ?

L’idée forte. Le déterminisme social affirme que les trajectoires individuelles sont largement façonnées par des structures qui préexistent à l’individu : origine sociale, milieu familial, capital culturel, quartier. Durkheim pose le principe fondateur — expliquer « le social par le social », les faits sociaux s’imposant à l’individu « de l’extérieur ». Bourdieu le radicalise avec l’habitus et les héritiers (Les Héritiers, 1964) : l’école reproduit les inégalités qu’elle prétend abolir.

🔑 Le mécanisme / ce qu’on oublie. C’est le nerf du grand débat holisme / individualisme méthodologique. Face au poids des structures, Raymond Boudon (L’Inégalité des chances, 1973) réhabilite l’acteur : les trajectoires résultent d’agrégations de choix rationnels faits sous contrainte, chaque famille arbitrant coûts/bénéfices d’une poursuite d’études. Le déterminisme n’est jamais total : il faut penser une marge de liberté. Sociologie du dévoilement (Bourdieu) contre sociologie de l’action (Boudon).

⚠️ Esprit critique. (1) Un déterminisme fort risque le fatalisme et déresponsabilise l’acteur. 🔑 (2) Mais surestimer la « liberté de choisir » masque l’inégalité réelle des contraintes de départ. (3) Les approches contemporaines (Lahire, L’Homme pluriel) dépassent le clivage : l’individu porte des dispositions multiples et parfois contradictoires selon les contextes. (Cf. La Violence symbolique, École et Mobilité.)

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