Économie → Des gens veulent travailler au salaire courant mais ne trouvent pas — la faille du marché
L’essentiel
Le chômage involontaire désigne la situation de personnes qui veulent travailler au salaire en vigueur mais ne trouvent pas d’emploi — non par choix, ni par simple transition, mais faute de débouchés. Pour John Maynard Keynes, c’est la preuve que le marché du travail ne s’équilibre pas spontanément au plein emploi.
L’enjeu théorique
- Pour l’École classique, le chômage ne peut être que volontaire ou frictionnel : si des gens sont sans emploi, c’est que le salaire est trop haut ; qu’il baisse, et tout le monde retrouvera du travail.
- Pour Keynes, c’est faux : baisser les salaires réduit la demande (les salariés sont aussi des consommateurs), ce qui aggrave la crise. L’économie peut se stabiliser en équilibre de sous-emploi — un équilibre durable avec du chômage.
- La cause : une demande effective insuffisante, pas un salaire trop élevé.
Portée
- Justifie que l’État intervienne pour créer de la demande et de l’emploi (relance) plutôt que d’attendre un ajustement des salaires (voir Politique économique, État-providence).
- Milton Friedman contestera en avançant un taux de chômage « naturel » que la relance ne peut abaisser sans inflation (voir stagflation).
À retenir
Le chômage involontaire : vouloir travailler au salaire courant sans trouver d’emploi. Contre l’École classique (pour qui il suffirait de baisser les salaires), John Maynard Keynes montre que l’économie peut rester en équilibre de sous-emploi faute de demande effective — d’où la nécessité de l’intervention publique. Notion contestée par le « chômage naturel » de Milton Friedman.
🔗 Liens
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