Platon → L’être humain, tiraillé entre une âme spirituelle et un corps périssable
L’essentiel
Le dualisme platonicien pose que l’humain est fait de deux principes distincts et de valeur inégale : l’âme (immatérielle, immortelle, tournée vers les Idées) et le corps (matériel, périssable, source de désirs et d’illusions). L’âme est « emprisonnée » dans le corps (sôma sêma, « le corps est un tombeau »).
Enjeux
- Hiérarchie : l’âme est supérieure ; la sagesse consiste à ne pas se laisser asservir par les appétits du corps (voir Tripartition de l’âme).
- Problème : comment deux substances si différentes interagissent-elles ? Question léguée à toute la philosophie de l’esprit.
Postérité
- Christianisé (l’âme immortelle, le salut), puis repris par Descartes (res cogitans vs res extensa).
- Critiqué par les matérialistes et les sciences cognitives modernes (l’esprit comme fonction du cerveau, voir L’âme, Chambre chinoise) et par Aristote (l’âme comme forme du corps, non substance séparée).
À retenir
Le dualisme âme-corps de Platon : deux principes distincts et inégaux — l’âme (immortelle, noble, parente des Idées) et le corps (périssable, prison des désirs, « tombeau »). Fonde une longue tradition (christianisme, Descartes), critiquée par Aristote et le matérialisme moderne.
🔗 Liens
Fiches qui citent celle-ci (7)
- La Mort Philosophie
- Descartes Philosophie
- Aristote Philosophie
- Le Corps Philosophie
- Leibniz Philosophie
- Immortalité de l'âme Philosophie
- Platon — Phédon Philosophie