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Romantisme (peinture)

Art & Culture → Peinture → Mouvement (~1800-1850) — La peinture romantique (première moitié du XIXe s.) renverse la froideur du Néoclassicisme : à la ligne et à la raison, elle oppose la couleur, le…

Art & Culture → Peinture → Mouvement (~1800-1850)


Enjeu global

La peinture romantique (première moitié du XIXe s.) renverse la froideur du Néoclassicisme : à la ligne et à la raison, elle oppose la couleur, le mouvement, la passion, le Sublime. L’individu, ses émotions, la nature écrasante deviennent les sujets. C’est le pendant pictural du Romantisme littéraire. L’enjeu : un art de l’émotion subjective contre l’idéal classique de l’universel.

Caractéristiques objectives (techniques)

  • Période : ~1800-1850. France (Géricault, Delacroix), Allemagne (Caspar David Friedrich), Angleterre (Turner, Constable), Espagne (Goya, charnière).
  • Procédés : primauté de la couleur et de la touche libre (Delacroix), compositions dynamiques, contrastes dramatiques, sujets contemporains tragiques ou exotiques.
  • Thèmes : le Sublime de la nature (Friedrich, Le Voyageur contemplant une mer de nuages ; Turner, tempêtes), les passions, l’actualité dramatique (Géricault, Le Radeau de la Méduse, 1819 ; Delacroix, La Liberté guidant le peuple, 1830), l’Orient fantasmé, la folie et la nuit (Goya).

Caractéristiques subjectives (l’esprit)

Exaltation, mélancolie (“mal du siècle”), soif d’absolu, communion avec la nature, révolte, fascination pour le tragique et l’irrationnel (voir Romantisme, Forêt, Mer et Océan).

Thèses et débats

1. La couleur et l’émotion contre la ligne et la raison

  • Thèse (Delacroix) : la couleur, le mouvement, la passion sont l’âme de la peinture ; l’art exprime la subjectivité du génie.
  • Contradicteur (Ingres, Néoclassicisme) : le dessin et la forme priment ; le coloris romantique est “désordre”. La querelle Ingres/Delacroix structure tout le XIXe (héritière des Poussinistes/Rubénistes — voir Classicisme (peinture)).

2. Le sublime : grandeur ou complaisance ?

  • Thèse : filmer/peindre l’immensité qui écrase l’homme (Friedrich, Turner) élève l’âme vers l’infini (voir Sublime, le sublime kantien).
  • Contradicteur : le réalisme qui suit (Courbet) jugera ce sublime grandiloquent et fuyard — il faut peindre le réel prosaïque, pas les tempêtes idéales.

🔗 Notes connexes

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