Économie → qui possède quoi, et l’écart se creuse-t-il vraiment ?
L’essentiel
Les inégalités désignent la répartition inégale des revenus (flux) et du patrimoine (stock) entre individus ou ménages. On les mesure par la courbe de Lorenz (part cumulée du revenu selon la part cumulée de la population) et le coefficient de Gini, compris entre 0 (égalité parfaite) et 1 (un seul détenteur). En France, le Gini des revenus disponibles avoisine 0,29 ; il grimpe au-delà de 0,7 pour le patrimoine, bien plus concentré. Les 1 % les plus riches captent une part croissante des richesses mondiales.
Mécanisme
- Le patrimoine est toujours plus inégalitaire que le revenu : il se cumule et se transmet.
- L’inégalité se reproduit par l’héritage, le capital et l’accès inégal à l’éducation.
- Selon Piketty, quand le rendement du capital r dépasse la croissance g (r > g), la concentration s’accentue.
- Outils de mesure complémentaires : ratios interdéciles (D9/D1), part du top 1 %.
Enjeux / Débats
- Courbe de Kuznets : l’inégalité augmenterait puis diminuerait avec le développement — thèse contestée.
- Débat efficacité vs équité : trop d’inégalité freine la croissance et la cohésion.
Dimension symbolique
- Justice sociale : l’inégalité interroge le mérite et l’égalité des chances.
- Reproduction : la position sociale se transmet plus qu’elle ne se conquiert.
À retenir
Mesurées par la courbe de Lorenz et le coefficient de Gini (0 à 1), les inégalités de revenu et surtout de patrimoine structurent les sociétés. Piketty (r > g) et la courbe de Kuznets nourrissent un débat central : l’inégalité est-elle un moteur ou un frein du développement ?
🔗 Liens
Fiches qui citent celle-ci (2)
- MOC — Développement, Travail et Société Économie
- L'Indice de Développement Humain Économie