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Néo-keynésianisme

Économie → Les héritiers de Keynes, du compromis avec les libéraux à la réponse au monétarisme — Le néo-keynésianisme regroupe les prolongements de la pensée de John Maynard Keynes après 1945.

Économie → Les héritiers de Keynes, du compromis avec les libéraux à la réponse au monétarisme


L’essentiel

Le néo-keynésianisme regroupe les prolongements de la pensée de John Maynard Keynes après 1945. Il désigne surtout deux moments : la synthèse néoclassique (après-guerre), qui fusionne Keynes et l’analyse libérale ; puis la nouvelle économie keynésienne (années 1980-90), qui répond au monétarisme en refondant Keynes sur des bases nouvelles.

Les étapes

  • La synthèse néoclassique (Hicks, Samuelson) : traduit Keynes en un modèle maniable (IS-LM) et le concilie avec la microéconomie classique — le keynésianisme devient la doctrine dominante des Trente Glorieuses (relance, État-providence).
  • La crise : la stagflation des années 1970 et la critique de Milton Friedman ébranlent cette synthèse.
  • La nouvelle économie keynésienne : réintègre l’idée keynésienne (le marché ne s’ajuste pas parfaitement) en l’expliquant par des rigidités microéconomiques (prix et salaires « collants », concurrence imparfaite, asymétries d’information). Elle répond au libéralisme sur son propre terrain.

Portée

  • Montre la vitalité et la plasticité de l’héritage keynésien, capable de se réinventer face à ses critiques.
  • Inspire encore largement les banques centrales et les politiques de stabilisation actuelles.

À retenir

Le néo-keynésianisme prolonge John Maynard Keynes : d’abord la synthèse néoclassique (modèle IS-LM, doctrine dominante des Trente Glorieuses), puis, après le choc de la stagflation et la critique de Milton Friedman, la nouvelle économie keynésienne qui explique les blocages par des rigidités de prix/salaires et des asymétries d’information. Preuve de la plasticité de l’héritage keynésien.

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