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L'Homosexualité

Sociologie / Histoire des mœurs → De la « maladie » criminalisée à un droit reconnu — L'homosexualité désigne l'attirance (affective, sexuelle) envers des personnes du même sexe.

Sociologie / Histoire des mœurs → De la « maladie » criminalisée à un droit reconnu


Enjeu global

L’homosexualité désigne l’attirance (affective, sexuelle) envers des personnes du même sexe. C’est une orientation sexuelle (dimension distincte du sexe et de l’identité de genre — voir Ch10 — Sexualité et Genre, La Transidentité). Longtemps criminalisée et pathologisée, elle a connu au XXe siècle une trajectoire de libération et de reconnaissance — l’un des grands changements de mœurs de l’époque.


Repères historiques

  • Une réalité universelle et ancienne : présente dans toutes les cultures, avec des statuts très variables — de l’intégration (Grèce antique, certaines sociétés) à la condamnation (morale religieuse, droit pénal).
  • La criminalisation : dans l’Occident chrétien, la « sodomie » est un crime (peine de mort parfois), puis un délit. Persécution atroce sous le nazisme (déportation, le « triangle rose »).

Les grandes conquêtes (XXe-XXIe s.)

  • Stonewall (1969) : à New York, une descente de police au bar Stonewall Inn déclenche des émeutes — acte de naissance du mouvement LGBT moderne et des Gay Prides.
  • Dépathologisation : l’homosexualité cesse d’être classée comme maladie mentale — retirée du DSM américain en 1973, puis de la classification de l’OMS (CIM-10) le 17 mai 1990 (d’où la journée mondiale contre l’homophobie). Un tournant décisif (voir Politiser la Psychiatrie — Antipsychiatrie).
  • Décriminalisation : en France, dépénalisation complète en 1982 (Mitterrand).
  • Reconnaissance de la conjugalité : PACS (1999), puis mariage pour tous (loi promulguée le 17 mai 2013), ouvrant mariage et adoption aux couples de même sexe.

Ce qui fait consensus / ce qui débat

  • Consensus scientifique : l’homosexualité n’est ni une maladie ni un choix ; ses origines sont multifactorielles (biologiques, développementales), non « soignables ». Les « thérapies de conversion » sont discréditées et de plus en plus interdites.
  • Débats persistants : moins sur l’homosexualité elle-même que sur ses implicationshomoparentalité, filiation, PMA/GPA, place dans les religions. Les oppositions au mariage pour tous se sont cristallisées là-dessus.
  • Situation mondiale : encore criminalisée (parfois passible de mort) dans plusieurs dizaines de pays — un enjeu majeur de droits humains.

Nuance

Traiter ce sujet demande de séparer les faits (données de santé, histoire du droit) des débats de valeurs (famille, religion) — comme pour la transidentité, à manier avec esprit critique, sans confondre les deux registres.

À retenir

L’homosexualité est une orientation (ni maladie, ni choix), longtemps criminalisée et pathologisée. Jalons de libération : Stonewall (1969), dépathologisation (DSM 1973, OMS 1990), dépénalisation (France 1982), PACS (1999), mariage pour tous (2013). Reste un combat mondial pour les droits, et des débats ouverts sur la famille.

🔗 Liens

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