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holisme

Thèse : En science, on ne teste jamais une hypothèse isolée mais toujours un ensemble théorique : la théorie principale + les hypothèses auxiliaires + les théories des instruments de mesure + les…

Thèse : En science, on ne teste jamais une hypothèse isolée mais toujours un ensemble théorique : la théorie principale + les hypothèses auxiliaires + les théories des instruments de mesure + les conditions initiales.

Argument : Si une expérience donne un résultat négatif, on ne peut pas savoir laquelle des parties du système est fausse. La réfutation nette et localisée est donc impossible — il y a toujours une marge de manœuvre pour “sauver” la théorie principale.

Exemple précis : En 1887, l’expérience de Michelson-Morley ne détecte pas l’éther luminifère (supposé nécessaire à la propagation de la lumière). Plutôt que d’abandonner immédiatement la physique classique, les physiciens proposèrent des hypothèses auxiliaires (Lorentz, FitzGerald) pour sauver l’éther — jusqu’à Einstein (1905) qui supprime l’éther de la théorie.


Origine

  • Pierre Duhem (La Théorie physique, 1906) : formulé pour la physique
  • W.V.O. Quine (Les deux dogmes de l’empirisme, 1951) : étendu à toute connaissance, y compris la logique et les mathématiques

→ La combinaison des deux forme la thèse Duhem-Quine


Conséquence pour la falsifiabilité

Le holisme sape la falsifiabilité de Popper : si une expérience contredit la théorie, on peut toujours modifier une hypothèse auxiliaire plutôt que la théorie principale. La réfutation n’est jamais forcée par la logique seule — elle implique des choix (sociaux, pragmatiques, esthétiques).


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